jeudi 22 octobre 2009
Knock out
mercredi 21 octobre 2009
Dialogue
Igor a développé une façon bien à lui de dialoguer avec sa petite sœur, apparemment ça fonctionne!
lundi 19 octobre 2009
Oeuvres d'art
mardi 13 octobre 2009
Roman médical
Une année c'est Martin Winckler qui est venu, proposer une première phrase pour la nouvelle et rencontrer ses lecteurs. Martin Winckler écrit des essais sur les feuilletons américains, des polars mais aussi de longs romans où il raconte son premier métier, qu'il exerce sous son vrai nom, Marc Zaffran. Martin Winckler est médecin généraliste et s'intéresse de près à la gynécologie, au corps des femmes et à la relation (souvent mauvaise d'après lui) qui se tisse (ou pas) entre un médecin et son patient, entre un gynécologue et sa patiente.
Il est l'auteur (entre autres) de "la maladie de Sachs" (repris depuis en film avec Alain Dupontel) et plus récemment de ce livre que j'ai dévoré en moins d'une semaine "le choeur des femmes", dans lequel il se sert de son expérience pour raconter comment tous les médecins ou presque (sauf lui, bien sûr, car l'homme est un brin suffisant et fier de lui...) se moquent des femmes qu'ils ont en face d'eux, de leur situation particulière et se servent de leur toute puissance pour imposer leur vision de ce qu'il faut faire, une vision apprise dans les livres, souvent fausse ou en tous cas inadaptée... Le livre est un roman, il met en scène une jeune interne qui veut faire de la chirurgie réparatrice des organes sexuels mais se retrouve obligée, avant de pouvoir exercer, de passer 6 mois dans l'unité de l'hopital où sont faites des consultations gynéco pendant lesquelles le médecin (dans le personnage duquel il faut reconnaître Martin Winckler-Marc Zaffran himself) écoute les femmes avant de leur faire une ordonnance. L'histoire romanesque, oui, bon, bof, mais toutes ces histoires de femmes confrontées à une médecine qui ne fait aucun cas d'elles et toutes les réponses que cette même médecine, si elle faisait preuve d'éthique, pourrait leur apporter, je trouve ça passionnant. Je ne sais pas pourquoi les livres de Martin Winckler me touchent autant mais j'adhère totalement à son discours sur la médecine traditionnelle d'aujourd'hui, une médecine qui applique un traitement sur un symptome, sans prendre le temps d'écouter les histoires personnelles de chacun. Le livre expose tout ça mieux que moi et souligne quand même que les "bons" médecins, ça existe!Voilà, un long message, c'est parce que le sujet me tient à coeur. D'ailleurs, j'avais déjà parlé de ce même sujet et du même Martin Winckler, là.
dimanche 11 octobre 2009
Optimisme professionnel

Les heures souterraines de Delphine de Vigan
Mathilde élève seule ses trois enfants et occupe dans une grande société un emploi de cadre qui la passionne. Jusqu'au jour où suite à un simple différent professionnel, son chef de service se met à la harceler, d'abord insidieusement puis ouvertement, jusqu'à la pousser à bout...
Thibault est médecin urgentiste, il vient de quitter Lila, parce qu'elle ne l'aime pas alors que lui est fou d'elle, il est fatigué de sa vie et de son métier, dans lequel il ne fait que croiser le désespoir des gens.
Ces deux là vont-ils se rencontrer?
Le dernier livre de Delphine de Vigan n'est pas un chef d'œuvre mais il dépeint dans le détail les mécanismes de l'entreprise, les abus de pouvoir, la lâcheté des collègues qui ont peur pour eux-mêmes, les vexations minuscules qui empêchent de dormir... Dans ce contexte noir, je retiens pour "ma profession à moi que j'aime" que quand Mathilde pense s'en sortir, elle s'imagine.... à la bibliothèque!
Extrait:
p.237 "Elle a pensé que sa vie allait peut-être reprendre son cours. Qu'elle allait redevenir elle-même, retrouver l'ampleur se des gestes, le plaisir d'aller au travail et celui de rentrer chez elle. Qu'elle ne passerait plus des heures allongées dans l'obscurité, les yeux grands ouverts, que Jacques [son chef] allait sortir de ses nuits aussi vite qu'il y était entré, qu'elle aurait de nouveau des histoires à raconter à ses enfants, qu'elle les emmènerait à la piscine et à la patinoire, qu'elle recommencerait à improviser des diners de restes auxquels elle donnerait des noms farfelus, paserait des après-midi entiers avec eux à la bibliothèque."
mercredi 7 octobre 2009
En images
lundi 28 septembre 2009
Evasion
vendredi 25 septembre 2009
Nouvelle contribution
" Je suis allé à la bibliothèque, parce qu' Annette en avait parlé, et à cause de monsieur Bâ et de ses vieux qui meurent. C'est pratique, c'est entrée libre.
A l'intérieur, des bouquins, il y en avait des bennes ! A vous dégoûter d'en lire un parce que, comme dit Landremont, trop de choix tue le choix. [ aparté perso : vive le désherbage ! Na !]
Je suis resté planté là sans trop savoir quoi décider, si bien qu'au bout d'un moment, une bonne femme assise derrière un bureau a fini par me demander :
- Vous cherchez quelque chose ?
J'ai répondu :
- Un livre.
- Vous êtes au bon endroit. Si je peux vous aider...
- Je veux bien, je lui ai dit.
- Quel titre voulez-vous ? Quel auteur ?
Pff ! Qu'est-ce que j'en savais, moi ?
Elle avait l'air d'attendre ma réponse.
J'ai pensé, Si ça continue, elle va se rendre compte qu'un type comme moi a rien à foutre ici, elle va me flanquer à la porte. Alors j'ai ajouté :
- En fait je ne veux pas un livre... Je veux un livre à lire, c'est tout.
Elle a fait :
- Oui, très bien, je comprends...
Et avec son sourire genre force de vente :
- Documentaire, essai, fiction ?
- Non, non, juste un livre qui raconte une histoire, vous voyez ?
- De la fiction, alors. De quel genre ?
- Court, j'ai dit.
- Des nouvelles ?
- Non, pas sur les infos. Des histoires inventées.
-...? Un roman ?
- Oui voilà, un roman. Un roman, ça ira. Mais très court.
Elle s'est levée, elle est allée aux étagères, en répétant pour elle :
- Un roman très court... Un roman très court...
- Et facile, si vous avez.
Elle s'est arrêtée en faisant ah ?... et elle a ajouté :
- C'est pour un enfant de quel âge ?
Elle commençait à me casser les burnes, celle-là. "
Bon je m'arrête à la bibliothécaire casse-burnes, mais il faudrais que j'ai la patience de taper la suite... Pour les motivés, c'est page 183 de "La tête en friche" de Marie-Sabine Roger !
Steph
mercredi 16 septembre 2009
Description
Petite précision : la scène se passe en 1967.
"Lorsque j'eus fini l'après-midi touchait à sa fin. Je n'avais pas mangé ni bougé du bureau. La bibliothécaire - une femme d'une cinquantaine d'années aux cheveux grisonnants noués en chignons sur les côtés de sa tête et arborant un rouge à lèvres couleur aubergine, une robe à motif fleuri criard et un lourd gilet de laine - avait attiré mon attention peu après deux heures de l'après-midi"...
Petite précision : l'auteur est né en 1965...........
lundi 14 septembre 2009
Générations
mercredi 9 septembre 2009
Quotidien
Ce week-end, s'il fait beau, direction la Savoie, pour voir Mamie Hélène et les cousins-cousines.
samedi 5 septembre 2009
Hommage

Ah, c'est beau la ferveur sportive!
jeudi 3 septembre 2009
Atelier peinture
mercredi 2 septembre 2009
mardi 1 septembre 2009
Juste un petit peu enveloppé...
mardi 25 août 2009
Dernières photos en vrac
vendredi 21 août 2009
Igor photographe
mardi 18 août 2009
Hommage au cousin
Mes garçons à moi, un jour, ont eux aussi décidé de faire une route "comme Noé" dans notre salon et ils ont pris les voitures, les playmobils, les figurines, tout ce qui passait sous leurs mains, pour faire "la plus grande route du monde", en hommage au cousin trop lointain!
A très bientôt Noé....
jeudi 13 août 2009
Alma
mercredi 12 août 2009
Chez pépé et mamette
mardi 11 août 2009
Chevaliers à Saint-Antoine
lundi 10 août 2009
Contribution de bibliothécaires

Pour nous changer les idées entre deux tétées et deux changements de couches et pour alimenter la rubrique (délaissée par moi-même, faute de munition...), Géraldine et Lisa, toutes deux bibliothécaires comme il se doit, ont gentiment recopié cet extrait d'un livre de SF, qui donne un nouvel éclairage à notre profession!!
La huitième fille
de Terry Pratchett
Les Annales du Disque-Monde
« Oook? » fit le bibliothécaire en chef qui prit ses distances avec Esk. Mais elle avait entendu parler de lui et ne venait pas sans biscuits. Elle lui offrit une banane.
L'ourang-outang avança prudemment une main et s'empara prestement du fruit avec un sourire de satisfaction.
Il existe peut-être des univers où la fonction de bibliothécaire passe pour paisible, où les risques se limitent à la chute de forts volumes sur la tête, mais tenir une bibliothèque magique n'est pas un boulot pour étourdis. Les sortilèges sont puissants, et les coucher sur le papier pour les comprimer entre des couvertures, ne les affaiblit en rien. Il se produit des fuites. Les livres ont tendance à réagir les uns vis à vis des autres, libérant une magie vagabonde dotée d'une personnalité. Les ouvrages de magie sont d'ordinaire enchainés à leurs étagères, mais ce n'est pas pour empêcher qu'on les vole...
Un accident de ce genre avait transformer le bibliothécaire en singe, après quoi il s'était opposé à toute tentative de lui redonner son aspect initial, expliquant par signes que la vie de l'ourang-outang était de loin supérieure à celle de l'humain car toutes les grandes questions philosophiques revenaient à se demander de quel côté viendrait le prochaine banane. Et puis, de longs bras des pieds préhensiles, s'étaient l'idéal pour atteindre les rayonnages du haut.